Dans le monde

Doussou Koulibaly

Née à Kankan, Guinée, en 1981, Doussou Koulibaly (chanteuse et auteure-compositrice-interprète) poursuit le rêve de sa mère, qui lui a transmis dès le plus jeune âge la passion du chant et de la danse. Si les chansons du Bembaya Jazz et de Sory Kandia Kouyaté forment la trame sonore de son enfance, ce sont des figures musicales marquantes du Mali, Oumou Sangaré, Rokia Traoré et Salif Keïta, qui l’inciteront à venir s’installer à Bamako en 2004, dans le pays où ses ancêtres paternels régnèrent jadis sur le Royaume bambara de Ségou. S’initiant d’abord à la guitare, elle est ensuite conquise par les sonorités hypnotiques du kamélé n’goni, harpe-luth pentatonique proche de l’instrument mythique des chasseurs, le donso n’goni. Elle s’inscrit à l’Institut National des Arts (INA) où elle suivit des cours privés pendant deux ans en guitare tout en travaillant sa voix. Elle devient ainsi la première chanteuse guinéenne à jouer de cet instrument, qui lui fournit l’inspiration et les harmonies recherchées pour ses premières compositions.

«…J’ai préféré cet instrument, parce qu’il représente la valeur culturelle africaine. Je dirais même que le ‘’Kamelé n’goni’’ est la source de tous les instruments musicaux de l’Afrique qui se sont répandus dans le monde entier », confie t- elle au journaliste du Dépêches du Mali.

Doussou Koulibaly se sent également attirée par le ‘’dozo n’goni’’ des chasseurs. Mais au départ, la complexité de ce milieu freine la réalisation de cette ambition. «J’ai une fois joué avec les chasseurs dans le Mandé. Mais j’avoue que ça n’a pas été facile. Certains chasseurs étaient d’accord, mais d’autres n’étaient pas du tout d’accord. Pour eux, il était hors de question d’accepter une femme en leur sein. Mais le vieux qui m’a accueillie m’avait attachée des gris-gris au cou et un peu partout afin de me préserver de tous les mauvais sorts dont je pouvais être victime et voilà, ça a bien marché (rires). J’ai chanté avec mon Kamelé n’goni jusqu’à la veillée. Et après le vieux m’avait dit de prendre mes distances pour un moment.», a-t-elle déclaré.

En 2009, elle enregistre son premier album à Bamako. Suite à de nombreuses expériences scéniques, elle décide de s’installer au Québec en 2010. Elle aura l’occasion de participer au ʺSpectacle bénéfice de Jeunes musiciens du mondeʺ, aux soirées ʺRythmes au Fémininʺ, présentées au Balattou. Doussou propose des compositions Mandingues Afro-Pop en langue malinké, en plus d’une réadaptation de thèmes traditionnels. Les textes, tantôt tendres, parfois dénonciateurs, reflètent à la fois les espoirs et les craintes d’une jeune femme africaine oscillant entre la fierté de ses racines et le désir de s’émanciper des diktats des coutumes qui entravent l’émancipation des femmes.

Ambitieuse, Doussou l’est, comme en témoignent ses nombreux projets. Ainsi, dans le but de préserver l’authenticité des instruments musicaux traditionnels, elle compte mettre en place une Association de fabrication des instruments musicaux. Amoureuse de la culture, elle envisage non seulement de se lancer dans le cinéma, mais aussi de créer un festival artistique et culturel pour la promotion des valeurs culturelles.

Elle travaille actuellement sur un nouveau projet musical alliant la musique québécoise traditionnelle et la musique de l’Afrique de l’Ouest. FarafiKeb, c’est Martin Racine (violon), Olivier Soucy (chant, guitare, banjo), Lasso Sanou (flûte mandingue, kamalé n’goni, djembé et chant) et elle-même (chant, kamalé n’goni).

Dans le cadre de l’émission, Doussou interprétera deux chansons, qui seront accompagnées de la calebasse et du “talking drum” :

  • Gni Ma Kokona

Une chanson sur la perte d’un grand amour, d’un complice. Elle fait alors référence au froid, à l’obscurité, aux intempéries, au lit vide, à la perte des repères et des habitudes, au vide…

 

  • Baraka

Cette chanson parle de bénédiction, de l’importance de la foi et de croire en une entité plus grande que soi afin de ne pas sombrer. Il faut garder espoir dans la vie, bien qu’elle soit parfois injuste et que les défis rencontrés puissent être grands.

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Entrevue

Musique de l'artiste

Doussou Koulibaly - Baraka - RadioTAM.TV

04:04

Doussou Koulibaly - Gni Ma Kokona - RadioTAM.TV

05:16

Musique du monde

La musique est un moyen de communication depuis très longtemps. Elle permet la transmission des… Lire la suite

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1 janvier à 0:00